Le mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières (CBAM) entre en vigueur, couvrant les éléments de fixation ; le coût du carbone devient un facteur clé pour les exportations

À compter du 1er janvier 2026, la mécanique d'ajustement carbone aux frontières de l'UE (CBAM) a mis fin à sa période transitoire et est entrée dans sa phase officielle de taxation. En tant que produits sidérurgiques à forte valeur ajoutée, les éléments de fixation sont désormais officiellement soumis à cette réglementation. À l’avenir, chaque expédition de boulons, écrous et vis autoperceuses destinée au marché européen devra être accompagnée de certificats de qualité ainsi que de rapports vérifiés sur les émissions de carbone.
Contrairement aux droits de douane fixes classiques, la CBAM est une politique commerciale climatique conçue pour équilibrer les coûts liés au carbone et limiter les fuites carbone. Classés parmi les biens complexes relevant de six secteurs à forte intensité carbone — acier, aluminium, ciment, engrais, électricité et hydrogène — les éléments de fixation font l’objet d’un calcul des émissions carbone incorporées, couvrant notamment les matières premières en amont, telles que les barres à billettes en acier et en acier inoxydable.
La production en amont des matières premières représente de 70 % à 90 % de l’empreinte carbone totale des éléments de fixation. Les fabricants et exportateurs ne peuvent pas réduire efficacement les coûts de conformité sans maîtriser l’intensité carbone de leurs fournisseurs d’acier. L’industrie sidérurgique chinoise repose encore principalement sur la fusion traditionnelle du minerai de fer au coke, générant en moyenne 1,8 tonne d’émissions de carbone par tonne d’acier, soit bien plus que la référence européenne de 0,8 tonne. Les exportateurs chinois d’éléments de fixation devront donc supporter des dépenses plus élevées pour les certificats relatifs au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM).